Renoncement
Que dire de mes pensées sinon qu'elles me font peur ,
que mon jardin secret est fleuri de douleurs ?
Ici s'arrète enfin mon dur et long parcours,
vers ce pays lointain que l'on appelle Amour.
je renonce à ce trône que j'ai tant convoîté.
je renonce à mes droit tellement illégitimes,
que même les lois et coutumes que nous fîmes,
ne peuvent garantir d'aimer et d'ètre aimé.
Aurais-je un jour la chance d'ètre aimé en retour,
ou l'opportunité de vivre sans amour ?
Car l'être qui m'est cher ne veux plus rien de moi,
et car tous mes espoirs à jamais effacés,
disent à qui veut l'entendre que je ne pourrais vivre,
si toute ma vie doit ètre ce qu'elle a été.
Eric Dolou
Les bancs pudiques
Il est attiffé come une relique du musée Grevin.
Il aime contempler la vie, les fleurs, ne dit jamais rien.
Il écrit quelques lignes parfois,
sur le mur d'un vieux cinéma.
Il vit hors du temps,
se nourrit de vent,
jamais ne se défend.
Il vit hors du temps,
Y'a qu' pour les enfants,
qu'il n'est pas transparent.
Il dors dans un pré, dans une église, j'sais pas.
Il aime partager, il est libre du moindre pas.
Quand il pose son regard sur moi,
je me sens, si petit si bas.
Il vit hors du temps,
se nourrit de vent,
jamais ne se défend.
Il vit hors du temps,
Y'a qu' pour les enfants,
qu'il n'est pas transparent.
Si vous le croisez un jour au hasard d'un chemin,
Il vous offrira ses mots pour un simple morceau de pain,
et si vos yeux croisent les siens,
une gratitude sans fin.
Il vit hors du temps,
se nourrit de vent,
jamais ne se défend.
Il vit hors du temps,
Y'a qu' pour les enfants,
qu'il n'est pas transparent.
Mais l'hiver le froid, la fatigue et la faim,
ont raison de lui, sur son banc il s'éteint.
Qui aurais pu imaginer,
Qu'en mourant cet homme a prié.
Il vivait hors du temps,
se nourrissait de vent,
sans jamais se défendre.
Hors du temps,
Y'a que les enfants,
qui pleureront...ses cendres.
Eric Dolou